La perte de mon père, lorsque j’étais jeune adulte, a radicalement changé ma perception de la vie, et de la mort… Je me suis alors tourné vers la spiritualité afin de comprendre la vie après la mort, donner du sens à ce qui s’était passé et pour me sécuriser sur ma propre vie. J’ai aussi pris conscience que notre corps n’est pas éternel sur terre, qu’il a une fin et qu’il faut alors en profiter le plus rapidement possible pour se réaliser pleinement. Ça m’a pris des années à m’en sortir seule. Mais c’est quand j’ai commencé à consulter des professionnelles, me suis formé pour mieux me comprendre et travailler sur moi, et que même tout dernièrement j’ai compris ce qu’était vraiment un deuil, que tout a débloqué.
Que ce soit le deuil d’un proche par la maladie, d’un emploi, des amitiés perdues à jamais, d’un conjoint qui part, d’une maison pleine de souvenirs, d’une famille déconstruite, des projets qu’on doit abandonner, et même d’un animal malade qui fait remonter d’anciennes blessures non résolues à regarder, c’est plein d’étapes transformationnelles qui se font en chacun de nous durant un deuil.
Nous savons tous, dans notre esprit conscient, ce que représente un deuil, les émotions qui vacillent, les prises de décisions que l’on doit prendre, et tout le remaniement que cela amène pour se réinstaller dans une vie qu’on pourrait vouloir qualifier de «normale», mais l’avons-nous déjà regardé sous l’angle de notre intériorité du cœur, de prendre le temps de regarder ce que représente cette perte, et ensuite du vers où nous voulons aller vraiment dans ce passage parfois obligé ?
Certains peuvent rebondir rapidement suite à un décès, tandis que d’autres ne s’en remettront pas ou retarderons de «faire son deuil», comme on dit. Ce sera alors très long à passer au travers, ou vont devoir reprendre leur deuil non fait après plusieurs années, faute de s’en être occupé auparavant ou de l’avoir nié pendant des années. Certains parlent même de «deuils complexes» pouvant impliquer des traumatismes, et dont il est alors conseillé d’aller voir directement un.e psychologue… Mais sachez que si le deuil perdure plus de trois à neuf mois, selon les sources officielles, ou que vous ne voyez pas d’amélioration après trois mois, il serait grandement préférable que vous alliez voir votre médecin et que vous soyez accompagnés dans cette période de transition ou de grands changements.
Ceci dit, le deuil est une étape importante de notre vie et souvent négligée.
Car en y regardant bien, dans le deuil dit «normal», il y a aussi tout un nouveau chemin possible vers un «retour à la vie d’après» … et de voir cela comme un tremplin peut être réconfortant. Oui, oui, un tremplin, pour revoir ses priorités, donner du sens à sa vie, faire un ménage intérieur pour se retrouver soi.
Mais quand l’absence est présente, qu’on n’y voit plus clair, et que les émotions nous submergent encore… La famille a beau être là, mais elle aimerait parfois que ça aille plus vite que ce que l’on est encore capable d’absorber. Il est alors bon d’aller consulter.
Pour ce faire, certains vont avoir besoin d’en parler, une autre fois, honorer leurs défunts ou faire un voyage de transition, afin de terminer ce cycle, se permettre un rendez-vous avec soi-même, pour aller vers une autre étape de sa vie.
Et pour bon nombre d’entre vous, cette période de deuil, sera une transformation radicale qui va s’en suivre, car ils auront compris que la vie est éphémère, et qu’ils doivent la vivre à plein. Mais un plein de quoi ? Beaucoup ne le savent même pas.
Et c’est justement pour explorer tout cela, et remplir ce vide relationnel qui est peut-être resté, que je peux vous accompagner. On peut faire ce bout de chemin ensemble. Vous n’êtes pas obligé de le faire seul(e).
Je serai très heureuse d’en discuter avec vous pour un 15 minutes de jasette et voir si mon approche vous convient. À bientôt.
